Hiberner en toute sérénité : tout ce que vous devez savoir

L'automne et là et, avec lui, quelques petites vagues de froid annonçant l'hiver. Et si, cette année, on décidait d'hiberner ?

L’Automne arrive ! Allons, ne pleurons pas trop longtemps la fin de l’été et des vacances à la plage, car cette nouvelle saison a du charme, malgré ce qu’en disent les mauvaises langues. Certes, le thermomètre devient frileux – et il n’est pas le seul – mais l’automne n’est pas une triste saison. Elle a un rôle ingrat, voilà tout : nous annoncer l’hiver ne la rend pas aimable, mais est-ce vraiment sa faute ? Ne blâmons pas le messager ! Profitons-en plutôt pour nous poser une question essentielle : qu’est-ce qui nous retient, cette année, d’hiberner ? On entamerait le printemps bien reposé !

Hiberner : une question de préparation !

Hérissons, marmottes, chauve-souris ou écureuils : bien des animaux hibernent. Si vous souhaitez vous lancer dans le projet fou d’une hibernation, vous devrez prendre exemple sur les animaux qui en sont capables, étudier leur comportement et les imiter à la perfection. Vous l’avez compris : hiberner n’est pas facile, mais le jeu en vaut la chandelle !

Hiberner ou hiverner ?

Quand on parle d’hibernation, le premier animal auquel on pense généralement est l’ours. Or, l’ours n’hiberne pas, il hiverne. Ces deux termes désignent deux façons distinctes de passer l’hiver à l’abri.

Chat mignon - sieste
Au diable le froid !

Entrer en hibernation

Les animaux qui hibernent s’y préparent plusieurs mois auparavant, en consommant de grandes quantités de nourriture. Ils aménagent leur terrier pour y stocker des provisions, éviter les changements de température trop importants et être à l’abri du vent et des intempéries. Vers la mi-novembre généralement, ils se cloîtrent dans leur terrier, se roulent en boule pour conserver le plus de chaleur possible et s’endorment.

Leur température corporelle chute alors drastiquement, se rapprochant parfois, en fonction des espèces, de 0 °C. Certaines zones du cerveau restent actives, afin de maintenir la respiration par exemple, et le système nerveux reste alerte. Cela permet notamment à l’animal de réagir aux stimulis de son environnement, comme le bruit ou le toucher.

Pour le reste, l’organisme se met en « veille prolongée ». Sa consommation d’oxygène diminue. Son rythme cardiaque et sa respiration ralentissent.

Il peut arriver que l’animal se réveille pendant son hibernation. Ces réveils sont rares, mais lui permettent, l’espace de quelques heures, de se dégourdir les pattes, de manger et d’uriner avant de se rendormir. La fréquence de ces réveils va augmenter avec l’approche du printemps et de la fin de l’hibernation.

Prenons l’exemple de la marmotte : elle hiberne en famille dans un terrier unique, et s’endort après avoir rebouché l’entrée du terrier avec un mélange d’herbes et de terre. En isolant ainsi le terrier du monde extérieur, il va conserver une température d’au moins 4 °C pendant toute la durée de l’hibernation, température minimale pour assurer la survie des marmottes. Une fois endormies, leur température corporelle diminue de près de 30°C, leurs battements cardiaques passent à 4 ou 5 par minute. Elles se réveilleront tous les 15 à 20 jours.

Hiverner en toute quiétude

Pour les moins courageux d’entre nous, ceux qui ont conscience qu’il est physiologiquement impossible à l’être humain d’hiberner ou ceux qui ont tout simplement trop de choses à faire pour se payer le luxe de dormir jusqu’au retour du printemps, à ceux-là il reste une solution. Vous pouvez en effet tenter d’hiverner, comme un ours ou un blaireau (gardez l’ours en tête, c’est plus flatteur).

A l’origine, l’hivernation désigne l’action de se mettre à l’abri de l’hiver, quelque soit le sujet concerné :

  • Des troupes ou des bateaux qui attendent le retour des beaux jours,
  • Des oiseaux migrateurs qui fuient le froid et vont passer l’hiver sous un ciel plus propice,
  • Le repos biologique des plantes et insectes,
  • etc.

Concernant l’ours et le blaireau, on parlera de semi-hibernants.

L'ours hiverne - hibernation

Pour eux aussi, l’hivernation – ou somnolence hivernale – consiste aussi à se protéger du froid en dormant. Elle se distingue cependant de l’hibernation par des réveils plus nombreux et une hypothermie plus légère. En effet, le refroidissement de l’organisme est moins drastique, la température des organes vitaux de l’animal reste relativement élevée. Cela leur permet d’économiser un peu d’énergie tout en gardant une attention régulière et une capacité de réaction vis-à-vis de leur environnement.

Cette période n’est donc pas exempte de toute activité : les ourses accouchent ou allaitent, peuvent sortir profiter du soleil ou chasser un trouble perturbant le terrier.

Il est temps de vous y mettre

Vous rêvez depuis toujours de pouvoir hiberner ? Plus d’excuses ! Vous en savez maintenant assez pour franchir le cap.

Petit hic cependant : les rares cas où un être humain a survécu dans un état proche de l’hibernation laissent la science perplexe et désemparée. Mais qu’à cela ne tienne ! Il n’est pas dit que nous ne puissions avoir notre part de repos, sous prétexte que la nature ne nous a pas doté des capacités physiques pour dormir tout l’hiver…

Pour votre hibernation, vous aurez donc besoin :

  • D’un terrier tout à vous. Vous emballer dans un plaid nous semble tout indiqué, mais n’hésitez pas à être créatif (ou créative) : un fort de couvertures est une alternative toute indiquée ;
  • Vous munir d’une tasse de thé ou de chocolat chaud : les provisions sont importantes !
  • D’un bon film (personnellement, je recommande Love Actually ou Coup de foudre à Notting Hill), d’un livre ou de Netflix : à défaut de pouvoir dormir tout l’hiver, nous pouvons rêver…

En option, vous pouvez rajouter quelques cookies et un feu de bois. Le mot d’ordre ? Confort et cocooning. Rien ne sera de trop pour passer l’hiver en toute sérénité.

hiberner - thé - confort - repos
Thé et couette : les indispensables de l’hibernation