Choisir un matelas : tout ce qu’il faut savoir

Choisir un matelas, un véritable parcours du combattant ? Un dédale incompréhensible pour le commun des mortels ? Plus maintenant...

Choisir un matelas n’est pas, au premier abord, une mince affaire. En effet, de nombreux paramètres rentrent en considération pour sélectionner le bon matelas. Comment faire un choix en toute connaissance de cause ?

Il suffit simplement de :

  • Savoir ce qui fait d’un matelas un bon matelas : les matières utilisées, la densité, la taille, le confort, la fermeté, l’indépendance de couchage, la fabrication en France ou non, etc ;
  • Déterminer un budget : adéquation du budget alloué, durée de la garantie, etc ;
  • Accepter que votre décision comporte une part de subjectif : le ressenti lors de l’essai en magasin, le design, etc.

Plutôt simple, non ?

Choisir un matelas convenable et adapté est à la portée de tous. Si si, promis ! Une condition seulement : avoir en tête les différents critères sur lesquels votre choix va se fonder. Voyons ensemble ce qui fait d’un matelas un bon matelas et ce qui fait d’un bon matelas un matelas adapté à vos nuits. Pas de stress : objectif repos, sérénité et petits oiseaux.

I) Les critères généraux pour choisir un matelas

a. Ferme : à quel point ?

Il n’est pas rare d’entendre que la fermeté d’un matelas est gage de qualité, voire même que seul ce critère importe. Parfait ! Investissez dans une bonne dalle de béton, et vos nuits ne seront plus jamais les mêmes…

Les idées reçues à propos de la fermeté peuvent mener à bien des désagréments, allant d’un sommeil peu réparateur à des maux de dos chroniques au réveil. Il y a une raison pour laquelle il existe différents degrés de fermeté : pouvoir s’adapter à chaque type de morphologie.

Ainsi, en matière de fermeté et de souplesse, un seul mot d’ordre : attention aux extrêmes ! Que votre matelas soit ferme ou souple, s’il ne convient pas, vos muscles seront sollicités tout au long de la nuit, la colonne vertébrale ne sera pas bien alignée et les points de tension du corps ne seront pas soulagés. Votre sommeil sera, par conséquent, de piètre qualité, et votre réveil douloureux.

La fermeté d’un matelas se détermine grâce à une unité : le Kpa, ou kilopascal. Il s’agit d’une unité de pression qui exprime la résistance à la compression à 40% d’enfoncement. Plus cette unité est élevée, plus votre literie sera ferme :

  • 1 à 3 Kpa : souple
  • 3 à 4,5 Kpa : semi-ferme
  • 4,5 à 6 Kpa : ferme
  • Au-delà de 6 Kpa : extra-ferme

Petite précision, pour les guerriers : choisir un matelas extra-ferme ne convient qu’à une poignée d’individus.

Le critère de fermeté ou de souplesse se détermine donc selon l’enfoncement que subit votre matelas lorsque vous vous allongez dessus. Plus un individu est corpulent, plus il doit compenser l’enfoncement que le corps produit afin de le soutenir convenablement. La fermeté se décide donc en fonction de votre poids et de votre corpulence : plus ils sont importants, plus votre matelas doit être ferme.

b. La taille du matelas

1. Quelle taille vous conviendrait ?

La réponse est simple : cela dépend du nombre de personnes qui y dorment ainsi que du confort que vous recherchez.

Les dimensions d’un matelas se lisent ainsi : la largeur par la longueur, le tout exprimé en centimètres. Rassurez-vous : c’est la seule fois de l’article où l’on parlera mathématiques.

Le modèle standard pour deux personnes est le 140x190cm ou 140x200cm. On estime qu’à partir d’1m80 environ, un matelas de deux mètres de long est plus adéquat. Pour plus de confort et pour favoriser l’indépendance de couchage (nous reviendrons par la suite sur ce point), il est recommandé de choisir un matelas plus grand : 160x200cm (le queen size, qui a tendance à devenir la norme), 180x200cm (le king size) ou même 200x200cm.

L’indépendance de couchage est un critère important dans le choix de votre matelas.

Pour une personne seule, le standard est le 90x190cm ou 90x200cm. Il est tout à fait possible d’améliorer son confort en achetant un matelas de 120cm de large, voire même de 140cm.

2. Deux matelas côte-à-côte

La question de deux matelas individuels mis côte-à-côte se pose parfois. Tout d’abord, il faut rappeler que cette solution est bien souvent plus coûteuse que d’acheter un seul matelas. Si vous dormez seul(e), il faut ajouter à ce désagrément la séparation au milieu. Lorsqu’elle se sent, elle peut devenir une véritable gêne. Une solution simple sera généralement d’acheter un sur-matelas, une dépense qu’il faudra donc anticiper.

Ensuite, lorsque cette question se pose pour un couple, elle se justifie généralement au vu de trois aspects :

  • l’indépendance de couchage procurée,
  • l’utilisation de deux sommiers individuels,
  • Des goûts personnels divergents en matière de literie et de confort.

A notre sens, l’indépendance de couchage est ici un faux gain, l’avancement de la technologie permettant de trouver une indépendance de couchage tout à fait satisfaisante sur un matelas double. Les deux arguments suivants sont, en revanche, plus pertinents, notamment lorsque la corpulence des conjoints enjoint à une fermeté de matelas différente pour chacun.

Petite astuce pour les éternels romantiques qui n’ont malheureusement pas les mêmes goûts en matière de confort de sommeil : acquérez une housse double, dans laquelle vous glisserez les deux âmes des matelas qui vous conviennent.

3. L’adéquation au sommier

Petit point de prudence : la taille de votre matelas doit correspondre à la taille de votre sommier. En effet, un sommier trop petit dénaturera les qualités du matelas et provoquera une usure accélérée de celui-ci. Quitte à investir dans un matelas, autant préserver sa durée de vie. Il est donc recommandé de changer de sommier lorsque vous achetez un nouveau matelas, afin d’améliorer la qualité générale de votre literie et de ne pas compromettre un élément neuf par un élément passé. Si vous ne comptez pas racheter de sommier, choisissez un matelas de la taille de votre sommier.

c. L’épaisseur du matelas

L’épaisseur d’un matelas joue un rôle important dans le confort qu’il vous fournit. En effet, un matelas trop mince – inférieur à 15cm d’épaisseur – est déconseillé, car vous risquez de vous enfoncer et de rapidement toucher le sommier, causant maux de dos et problèmes circulatoires. La seule hypothèse dans laquelle il est possible d’acheter un matelas moins épais est l’achat d’un matelas bébé.

Si un matelas trop fin n’est pas conseillé, un matelas trop épais peut devenir problématique, et ce pour une autre raison. En effet, un matelas dont l’épaisseur excèderait 28cm poserait un problème de draps, les draps standards n’étant pas adaptés à des épaisseurs de ce genre. Rien de bien dramatique, car il suffit juste d’acheter des draps adaptés, mais changer de literie revient vite cher et chaque économie est la bienvenue, notamment pour les plus petites bourses. Autant limiter au maximum les mauvaises surprises !

Généralement, on conseille une épaisseur minimale de 15 à 18cm pour les matelas en mousse, en latex et à mémoire de forme. Pour les matelas à ressorts, la norme se situe entre 20 et 25cm, les ressorts prenant plus de place, tout simplement.

La tendance actuelle consiste à produire des modèles de plus en plus épais. Cependant, restez attentifs : choisir un matelas très épais n’est pas nécessairement judicieux. Le critère déterminant va être l’âme du matelas. A choisir entre deux modèles, l’un épais de 18cm, l’autre de 24cm, de compositions strictement identiques, choisissez celui de 24cm : son confort de couchage, sa durabilité et son indépendance de couchage seront meilleurs. En revanche, un matelas de 18cm de meilleure composition qu’un matelas de 24cm sera plus intéressant.

Comment, dès lors, reconnaître et choisir un matelas de bonne composition ?

II) Choisir l’âme de son matelas

Si choisir un matelas paraît si complexe, c’est en partie à cause des innovations technologiques du secteur de la literie. Dans cet article, pas de langue de bois ! Certaines innovations technologiques font réellement progresser la qualité de notre sommeil. D’autres relèvent de l’annonce marketing et de l’argument de vente, et ne font progresser que les marges économiques des producteurs. Il est temps de décortiquer tout cela !

Nous allons donc évoquer l’âme du matelas, son noyau, l’épaisseur principale qui va composer le matelas et sera recouvert d’une housse. Son coeur, en quelque sorte. C’est elle qui va soutenir le poids du corps et vous procurer le repos dont vous avez besoin. Mousse, latex, ressorts, etc : l’âme peut être constituée de bien des matières, chacune disposant de ses avantages et inconvénients propres. On se lance ?

a. Les matelas en mousse

Le matelas en mousse a mauvaise réputation. Cependant, toutes les mousses ne sont pas à bouder.

Les matelas en mousse souffrent d’une réputation de produits bas de gamme. En réalité, il faut différencier deux types de mousse, proposant deux qualités diamétralement opposées :

  • Les matelas en mousse doivent leur mauvaise réputation à la première catégorie de mousses : les mousses en polyéther, qui ont une densité moyenne comprise entre 16kg/m3 et 25kg/m3. Les petits budgets y trouveront leur bonheur, mais leur confort est sommaire et déconseillé pour un usage quotidien. On les retrouvera par exemple plus volontiers dans des matelas d’appoint, moins épais et prévus pour quelques nuits tout au plus.
  • La mousse polyuréthane, de qualité supérieure, allie fermeté et confort. Les cellules de cette mousse sont alvéolées et permettent ainsi une excellente circulation de l’air dans la matière. Cette bonne aération limite la prolifération des acariens. Lorsque sa densité dépasse 35kg/m3, on parle de mousse « haute résilience ». La résilience est la capacité de la matière à retrouver sa forme originale après l’exercice d’une pression. Ces mousses d’excellente qualité ont ainsi une durée de vie prolongée et proposent un grand confort de couchage. Cependant, si vous recherchez un confort extra-ferme digne d’une planche, choisir un matelas en mousse polyuréthane ne vous conviendra pas.

b. Une mousse à part : la mousse viscoélastique

La mousse viscoélastique, plus connue sous le nom de mousse à mémoire de forme, est souvent considérée comme le nec-plus-ultra, une technologie haut de gamme qui se paie mais garantit un sommeil inégalable.

Voyons si ses qualités sont à la hauteur des éloges qui en sont faits, et ce qu’implique de choisir un matelas à mémoire de forme.

La mousse viscoélastique, ou mousse à mémoire de forme, est réputée procurer un confort inégalable.

Au contact de la chaleur, la mousse à mémoire de forme réagit et s’assouplit progressivement pour s’adapter aux contours du corps. Cet effet enveloppant présente un double avantage : il permet tout d’abord de soulager des points de tension du corps en l’épousant parfaitement. Ensuite, l’indépendance de couchage est excellente. Cependant, ces avantages se font au détriment d’autres qualités.

Ainsi, cet effet enveloppant limite les mouvements, tout en procurant, chez certaines personnes, une sensation de chaleur désagréable. Méfiance donc si vous êtes sensibles à la chaleur, une alaise sera peut-être nécessaire. De plus, les matelas à mémoire de forme sont moins respirants que les autres, la ventilation du matelas se fait plus difficilement : à réfléchir si vous craignez les acariens ou si vous transpirez durant la nuit.

La densité d’une mousse à mémoire de forme varie entre 50kg/m3 et 90kg/m3. Afin de bénéficier de tous les avantages de la matière, il est préférable de choisir une mousse dont la densité est d’au moins 75kg/m3. L’épaisseur d’une couche de mousse à mémoire de forme variera fortement. Là encore, pour bénéficier d’un confort suffisant, sélectionnez une épaisseur minimale située entre 5 et 8 centimètres. C’est un grand minimum. Sans cela, vous risquez non seulement de ne pas profiter pleinement de cette technologie, mais aussi de vous retrouver avec un produit dont la durabilité est faible.

Enfin, l’utilisation de la mousse à mémoire de forme dans un matelas semble justifier l’affichage de prix exorbitants. Or, l’association UFC – Que Choisir dénonce l’opacité et l’irrationalité du marché à ce sujet dans un article dédié.

c. Les matelas en latex

La dénomination « latex » fait l’objet d’une réglementation stricte :

  • Les « matelas tout latex » ou « matelas 100% latex » : leur âme est composée exclusivement en latex, pour une épaisseur d’au moins 10cm. L’ajout de l’appellation « originelle naturelle » est autorisé à condition que l’âme soit constituée d’au moins 85% de latex naturel.
  • Les « matelas latex » : leur âme est composée d’au moins deux matériaux différents, dont une couche de latex de 10cm d’épaisseur au minimum et représentant 60% de la hauteur de l’âme au minimum.
  • En dehors de ces deux hypothèses, on retrouve des matelas multi-couches, qui ne bénéficient pas complètement des qualités vantées du latex.
Coupe d'un matelas latex - comment choisir un matelas ?
Choisir un matelas en latex : visualisation d’une âme latex.

On distingue deux sortes de latex : le latex naturel et le latex synthétique. Les matelas en latex naturel proposent un couchage meilleur que les matelas en latex synthétique. Cette qualité se paie. La différence de prix se justifie cependant au regard des avantages du latex naturel par rapport au latex synthétique.

Un matelas en latex 100% naturel est composé d’au minimum 85% de  latex issu de la sève végétale de l’hévéa, au maximum 97%. Il n’est pas possible de dépasser ce taux, le latex nécessitant, pour être stable, l’ajout de 3% de produits vulcanisants. Il est donc très important de demander le taux réel du latex, car plus celui-ci se rapprochera de 97%, meilleur le matelas sera. Méfiez-vous des prix bas (inférieurs à 1000€) : une plaque de latex naturel coûte cher à produire (raison pour laquelle les matelas en latex synthétique sont plus répandus), un prix bas indique le sacrifice d’étapes essentielles de production.

Le latex naturel dispose de nombreuses qualités : très élastique, particulièrement durable et anti-acarien. Deux gros point faibles au latex naturel cependant : sa très mauvaise respirabilité (l’air circule uniquement par des trous percés dans la matière) et son fort facteur allergène. Le latex synthétique élimine le facteur allergène, mais ne résout aucunement la mauvaise respirabilité de la matière, tout en perdant en élasticité, et donc en confort de sommeil.

Autre point négatif : si vous pesez plus d’une centaine de kilos, un matelas en latex se fatiguera rapidement.

d. Les matelas à ressorts

1. Quel type de ressort choisir, et pourquoi ?

N’ergotons pas : à l’heure actuelle, seuls les ressorts ensachés constituent une technologie moderne, adéquate et aboutie pour un matelas. A moins bien sûr que vous ne soyez un nostalgique du matelas qui grince…

Les ressorts ensachés sont individuels et permettent une bonne indépendance de couchage

Chaque ressort est emballé individuellement dans du tissu, et soudé ou collé aux autres. Les frottements des ressorts sont les uns contre les autres sont donc silencieux. Accessoirement, cet emballage empêche également les ressorts de transpercer le matelas. Se réveiller chaque matin sans ressort planté dans les fesses est un plaisir sous-estimé…

L’indépendance de couchage d’un matelas à ressort est très bonne, puisque l’enfoncement d’un ressort n’a aucune incidence sur ses voisins. L’air y circule très bien, les sachets accolés les uns aux autres emballant majoritairement du vide et un ressort.

A noter : plus le nombre de ressorts est élevé, moins ils seront espacés et meilleure sera la répartition du poids du corps, impliquant un plus grand confort. Le nombre est donc un critère important de sélection. De plus, plus le diamètre des ressorts est large, plus le matelas sera ferme, moins les ressorts s’useront et meilleure sera la durabilité du matelas.

En moyenne, pour un 140x190cm, on compte entre 400 et 800 ressorts ensachés.

2. Les points de vigilance

Plus il y a de ressorts, mieux c’est, ou presque. A ce sujet, deux points nécessitent votre attention.

Premièrement, certains constructeurs superposent deux rangées de ressorts. Or, ce procédé n’apporte aucun plus en terme de confort ou de soutien. Un seul avantage à cela : pouvoir annoncer deux fois plus de ressorts dans le matelas et gonfler son prix. N’ayez crainte : vous voilà prévenus, on ne vous y prendra pas !

Deuxièmement, gardez en tête que le nombre de ressorts n’est pas le seul critère de qualité. En effet, l’espacement entre les ressorts ou leur taille importe.

Deux façons de compter les ressorts : on compte leur nombre exact ou on donne leur nombre au m2. Profitant de cette seconde technique, de nombreux fabricants établissent une moyenne à l’échelle du matelas en entier, sans tenir compte, lorsqu’il y en a un, du périmètre entourant les ressorts pour les fixer, dont l’épaisseur varie entre 5 et 9cm. Ils affichent donc plus de ressorts qu’il n’y en a réellement dans le matelas.

e. Choisir un matelas multi-couches

Le mélange des technologies a le vent en poupe : un peu de ressorts par-ci, une couche de latex par-là et de la mousse à mémoire de forme pour compléter le tout. Garnis de matières distinctes et de belles promesses, « le meilleur de chaque matière », les matelas multi-couches soulèvent une interrogation : que valent-ils ?

Choisir un matelas : orienter son choix vers un matelas multi-couches
Les matelas multi-couches mêlent plusieurs types de technologie

Vous disposez des informations nécessaires pour répondre à cette question et vous faire votre propre avis. Une couche de latex de trois centimètres d’épaisseur fait-elle d’un matelas un matelas en latex ? Est-il crédible qu’une mousse à mémoire de forme épaisse de 4cm et avec une densité de 50kg/m3 confère pleinement au matelas les avantages de la matière ? Loin d’accumuler les avantages de chaque matière, les matelas multi-couches concentrent-ils les défauts de chacune d’entre elles ?

Epaisseurs, densités, matières, fermeté, etc, sont autant de clés qui vous permettront de vous faire un avis propre et de trancher entre qualité et annonce marketing, en magasin comme sur Internet.

Quel que soit votre avis final, les matelas multi-couches présentent un défaut majeur dans leur conception. En effet, chaque couche supplémentaire rajoute une épaisseur de colle. Celle-ci est, par définition, hermétique. La multiplication des couches a donc un effet direct et négatif sur la respirabilité du matelas.

f. Les sommiers

Il n’est pas nécessaire d’acheter un sommier très cher. En revanche, il faut en sélectionner un qui soit adapté à votre matelas. En effet, tous les sommiers ne correspondent pas au même usage. Par exemple, un sommier à lattes apparentes n’est absolument pas recommandé pour une technologie ressorts. A moins que vous n’en changiez, votre sommier est donc, lui aussi, un paramètre à prendre en compte lorsque vous déterminerez quel matelas est fait pour vous.

Si vous souhaitez en savoir plus, n’hésitez pas à consulter cet article sur le sujet.

Une fois armé de tous ces critères et au clair avec ce que vous souhaitez, une dernière étape demeure. Celle-ci va vous amener à valider ou invalider vos choix. Il s’agit de l’étape de l’essai tant attendu, celui pendant lequel on ne sait trop quoi faire, quoi tester ou pendant combien de temps. Au final, toutes ces questions que l’on se pose, allongé sur un matelas dans un magasin et sous l’oeil gênant d’un vendeur. Réjouissez-vous : cet embarras tient du passé, vous êtes sur le point de devenir des pros de l’essai !

III) Une étape obligatoire pour choisir un matelas : l’essai

On lit et entend un peu partout, y compris sur Internet, que « les spécialistes de la literie sont unanimes : il faut tester son matelas avant de l’acheter ». Qu’on se le dise tout net : il n’y a pas besoin d’être un spécialiste de la literie pour savoir cela, deux sous de jugeote suffisent ! Essayons donc d’étoffer un peu les choses.

a. Que tester ?

Avant de choisir un matelas, on l’essaie. Alors hop hop hop ! On s’allonge, et plus vite que ça ! Maintenant que vous êtes allongé, prêtez attention à plusieurs choses :

1. L’accueil du matelas

Commencez tout d’abord par tester son accueil. Il s’agit du ressenti que l’on a dans les dix premières secondes après s’être allongé. Pas besoin de plus de temps ! C’est la raison pour laquelle c’est généralement le seul point qui est testé : on s’allonge et on sait si on aime, ou non.

L’accueil sera tonique, moelleux ou très moelleux. Pour une sensation de fermeté lorsque vous vous allongez, on conseille plutôt de choisir un matelas à l’accueil tonique. A l’inverse, pour une sensation plus douce, un matelas moelleux ou très moelleux fera l’affaire.

Attention : il ne faut pas confondre l’accueil du matelas et son soutien, ferme ou souple. Certaines personnes préfèreront un accueil tonique et un soutien souple par exemple.

2. Son adéquation avec les critères préalablement définis

Ensuite, cette étape de test sert bien sûr à valider ou invalider les choix effectués. L’essai, c’est donc le bon moment pour réaliser que, en fait, un matelas à eau, pour vous qui avez facilement le mal de mer, ça n’est peut-être pas la meilleure idée.

L’essai est le moment de méthodiquement valider chacun des points évoqués précédemment. Est-ce que l’élasticité de ce matelas latex vous convient ? Arrivez-vous à bouger sur ce matelas à mémoire de forme ? Au final, même si votre corpulence indique que vous devriez vous orienter vers un matelas ferme, ne préférez-vous pas un confort souple ?

C’est également le bon moment pour réajuster votre budget en fonction des choix qui vous sont proposés.

3. L’indépendance de couchage

Il faut tester également l’indépendance de couchage, la capacité d’un matelas à minimiser les mouvements de votre conjoint, de telle sorte que vous ne les ressentiez pas.

En moyenne, un être humain se réveille près de quarante fois par nuits. Quant on est deux, on encourt donc le risque de se réveiller 80 fois par nuit en moyenne. Tous ces réveils ne sont pas nécessairement des moments de conscience, mais entachent malgré tout la qualité de notre sommeil. Dans ce contexte, l’indépendance de couchage prend toute son importance.

La conséquence logique de ce point : un matelas pour deux se teste à deux, si possible avec la personne qui partagera votre lit. Eh oui ! Si vous testez seul(e) le matelas sur lequel vous et votre conjoint(e) dormirez, comment voulez-vous savoir si vos gestes ou les siens risquent d’être gênants ? Elémentaire, mon cher Watson…

Pour mémoire : plus votre matelas est large, meilleure est cette indépendance de couchage. Améliorer votre confort de sommeil passe aussi par une plus grande literie. N’hésitez pas à envisager l’achat d’un matelas en 160 par 200cm par exemple. Cette taille se démocratise, est en passe de devenir la norme, ce qui a pour conséquence une diminution régulière des tarifs. S’orienter vers la taille supérieure et choisir un matelas en conséquence n’est pas nécessairement un mauvais calcul.

4. Le soutien

Souvent confondu avec l’accueil, le soutien est cependant ce qui décidera de notre état au réveil et de la qualité de notre sommeil. Ce point est, de loin, le plus complexe à tester. Comment sentir la différence de fermeté entre deux modèles ? Comment être sûr que ce matelas souple l’est suffisamment ? A ce stade, ces questions sont tout à fait normales : votre corps doit s’adapter au produit, même si celui-ci est parfait pour vous.

Après dix ans passé sur le même matelas, il est normal d’avoir un peu de mal à en changer.

Malheureusement, si le soutien réserve parfois de mauvaises surprises, c’est parce qu’il requiert plus de 5 minutes en magasin et une position de sommeil confortable pour être correctement appréhendé.

b. Comment tester ?

De nombreux conseils visant à répondre à cette question se retrouvent un peu partout sur le web. Voici, en substance, les réponses qu’ils apportent :

  • N’hésitez pas à vous allonger sur le matelas que vous souhaitez essayer ! Eh oui, on n’y pense pas assez…
  • Demandez au vendeur un oreiller qui vous correspond. Dans le doute, apportez votre oreiller.
  • Portez des vêtements aussi légers que possible.
  • Etendez-vous dans votre position de sommeil, aussi étrange soit-elle. Peu importe les 50 autres clients du magasin…
  • Lorsque vous êtes allongé(e) sur le côté, votre colonne vertébrale doit rester droite. Demandez à la personne qui vous accompagne de le vérifier ou au vendeur de prendre une photo de votre dos.
  • Et surtout, détendez-vous ! Après tout, l’expérience n’est pas si désagréable que cela, si ?

Si, à la seule lecture de ce petit résumé, vous vous dites que, finalement, votre vieux matelas n’est pas si mal, c’est qu’essayer et choisir un matelas en magasin n’est pas fait pour vous.

c. Le meilleur contexte pour essayer un matelas

Le paragraphe précédent occulte volontairement un conseil : restez couché(e) sur le matelas 10 minutes au minimum pour que votre essai soit concluant. Pour mettre les choses en perspective, on estime que 15 à 30 jours sont nécessaires pour s’habituer à un nouveau matelas. Cette estimation varie d’un individu à l’autre en fonction de nombreux paramètres : préférences de sommeil, quotidien, stress périodique, éventuels maux de dos, changement de marque, etc.

Cette période limite les mauvaises surprises : « Malheureusement, malgré 3 ou 4 premières nuits plutôt bonnes, le problème de dos revient » (avis collecté sur le forum du site que-choisir.org). Trop souvent, l’essai d’un matelas en magasin s’avère, après quelques jours à la maison à peine, incorrect.

Votre chambre est, sans le moindre doute possible, le meilleur endroit pour essayer correctement un matelas.

La solution ? Essayer un matelas directement chez vous, pardi !

A l’heure actuelle, les matelas universels tels que Léon fleurissent sur le web. Ils proposent une période d’essai gratuite de 100 jours. Une fois votre modèle commandé, il est expédié dans un carton, roulé et comprimé. Vous êtes libres de l’installer sur votre sommier dès sa réception. Débute alors la période d’essai d’essai. En dormant chaque nuit dessus, vous ne pouvez pas vous y tromper : vous saurez en un mois maximum s’il vous convient ou non.

Si ce n’est pas le cas, vous disposez de 100 jours pendant lesquels le renvoyer pour être intégralement remboursé. De quoi choisir un matelas en toute tranquillité, vous ne pensez pas ?